Méthodologie
De la photo terrain à la fiche espèce, en sept étapes traçables.
Chaque identification suit une chaîne unique : vision, taxonomie régionale, prior géographique, enrichissement biologique, puis validation humaine. À chaque étape, une source citée et une décision qui reste à l'observateur.
Un process d'identification, de contexte et d'enrichissement.
01 — Préparation du scan
Une ou plusieurs photos ; le serveur nettoie le lot avant BioCLIP (images corrompues retirées, doublons ignorés, quatre vues au maximum). Les métadonnées EXIF (GPS, date, boîtier) sont extraites, le contexte météo vient d'Open-Meteo, et la proximité eau/littoral est calculée localement via un extrait OpenStreetMap.
02 — Classification visuelle (BioCLIP)
BioCLIP, modèle CLIP spécialisé en biodiversité entraîné sur le Tree of Life Web Project, renvoie un top large de candidats (jusqu'à 50) avec score brut et rangs taxonomiques. Ce n'est pas encore une décision : c'est la matière première visuelle du reste du pipeline.
03 — Résolution taxonomique régionale
Les noms proposés sont normalisés via un référentiel interne de synonymes et de noms acceptés, alimenté par TAXREF/INPN pour la France et PESI/EU-Nomen pour le reste de l'Europe. En France TAXREF est prioritaire ; ailleurs PESI prend le relais. Le scan ne dépend pas d'un appel PESI en temps réel.
04 — Prior géographique & re-ranking
Si des coordonnées sont disponibles, les candidats sont croisés avec les occurrences locales d'un export GBIF préchargé (voisinage, mois d'observation, espèces déjà connues). Le prior ajuste scores et ordre sans supprimer arbitrairement un candidat visuel. Les requalifications validées corrigent les confusions récurrentes de BioCLIP.
05 — Candidats enrichis
Claude génère les informations biologiques utiles à la carte : habitat, régime, rôle écologique, dangerosité, toxicité des plantes, rareté indicative, taille et cycle de vie. Un appel Vision léger peut détecter le stade observé ; les images iNaturalist des candidats sont réutilisées lorsqu'elles sont disponibles.
06 — Validation humaine & sauvegarde
Le scan propose, l'utilisateur choisit : aucune observation n'est publiée automatiquement à partir du seul score IA. Après validation, le traitement démarre (stockage des images, rattachement ou création de la fiche espèce, géocodage inverse, détection du sexe en best-effort).
07 — Fiche espèce, statuts & partage
Une fois l'espèce liée : réseau trophique via Global Biotic Interactions, statut Liste Rouge IUCN via GBIF, statut invasif depuis EASIN, image de fiche et statistiques communautaires. Les échecs de services externes ne bloquent pas l'observation : ils sont réessayés ou mis en file.
Trois principes directeurs.
Traçabilité
Chaque brique importante cite sa source : BioCLIP pour le visuel, TAXREF/PESI pour la taxonomie régionale, GBIF pour les occurrences, GloBI/IUCN/EASIN pour les statuts et interactions.
Décision humaine
Le modèle propose des candidats, mais l'utilisateur valide. Les signaux géographiques, re-rankings et enrichissements restent des aides à la décision.
Résilience
Les données externes importantes sont préparées ou synchronisées quand c'est possible. Un échec externe ne doit pas empêcher de sauvegarder une observation.